Il en est ainsi pour les biens propriétés d’une commune ou d’un EPCI (bâtiments propres, école, crèches, etc.), mais aussi des réseaux qu’ils ont en charge: voiries communales, eau potable et assainissement, collecte des déchets, etc... Un élu dont le territoire est exposé à l’inondation et qui ne se préoccuperait pas de réduire les impacts prévisibles des inondations sur ses biens ou les réseaux qu’il a en charge serait directement responsable aux yeux des administrés, des assurances et de l’Etat, des conséquences qu’il n’aurait pas anticipées. Il ne se donnerait pas les moyens, qui existent réellement, d’anticiper et de prévenir les dommages et leurs conséquences.
Il est seul à pouvoir faire en sorte qu’une inondation ne se transforme pas en catastrophes, parce qu’il aura rendu ses biens et ses réseaux plus capables de faire face et de redémarrer rapidement.
Sont aussi concernés les services et les politiques dont les différentes collectivités ont la responsabilité en compétence obligatoire ou facultative. Par exemple un Maire doit disposer d’un plan de sauvegarde de sa population, une Agglo peut inscrire la prévention des inondations dans une politique habitat, dans le développement de zones d’activités ou dans la gestion des déchets ou de l'assainissement, afin de ne pas aggraver les conséquences des inondations.
Le CEPRI a proposé à plusieurs collectivités de développer des approches pilotes sur leurs compétences, qu’elles concernent l’urbanisme, l’habitat, la gestion des déchets, la continuité de l’activité en crise et post-crise ou la gestion des ouvrages et biens dont elles sont propriétaires. Des expériences pionnières existent auxquelles peuvent se joindre des collectivités volontaires.