Il y a une vraie plus-value à dépasser la simple application juxtaposée de la réglementation et de construire une « stratégie » à partir d’un diagnostic des forces et des faiblesses du territoire. Une vision stratégique permettra de :
La cohérence de l’action gagne en visibilité et crédibilité lorsque la prévention des inondations est inscrite de manière prioritaire et globale dans un agenda 21 ou dans une démarche de type SCOT ou charte de pays ou autre document stratégique.
A ce titre, chaque Maire ou Président d’EPCI a une réelle capacité à changer la donne et la manière de considérer le risque d’inondation sur son territoire, en fonction de la manière avec laquelle il inscrit cette prévention dans une vision politique et stratégique, au même titre par exemple qu’il peut le faire avec la prévention de la pauvreté, de la délinquance ou d’autres risques économiques ou sociaux.
Au-delà de l’échelle communale ou intercommunale, la coopération entre collectivités est inscrite dans la prévention des inondations au sein de plan de gestion à une échelle de territoire économique de risque ou de bassins versant. C’est ainsi que les Contrats de plan Etat Région encouragent et supportent des actions de prévention des inondations et qu’à l’échelle des grands fleuves des «plans» d’action existent pour promouvoir la réduction du risque.
Enfin, la directive européenne sur la gestion et la prévention des inondations a été adoptée en novembre 2007 et doit être traduite dans le droit français au plus tard en novembre 2009. Elle impose aux acteurs d’un territoire exposé au risque d’inondation, d’élaborer un plan de gestion des risques d’inondation, qui est une stratégie concertée pour améliorer la prévention et réduire les dommages d’inondation sur un territoire.
Le CEPRI a proposé à plusieurs de ses partenaires de développer l’aspect stratégique de leur action, aussi bien à l’échelle d’une commune, d’un département ou d’un syndicat : des expériences pilotes existent.