Prévention
N’attendez pas d’être touché directement ou indirectement par une inondation, pour mesurer à quel point vous auriez pu éviter des dommages gênants et coûteux, à l’aide d’un minimum d’anticipation. Face à l’inondation, la prévention est une arme d’une indispensable et remarquable efficacité. Oui, mieux vaut prévenir que guérir, d’autant que la Nouvelle-Orléans nous a montré que guérir n’est pas toujours possible ! Anticiper c’est vital !
Pour le CEPRI, la prévention s’impose au regard de deux réalités :
L’inondation est un évènement certain pour un bien situé en zone inondable, même si un protection existe ; il faut nécessairement le prendre en compte l’apparition dans la vie d’un équipement ou d’une structure si on veut se donner toutes les chances d’être viable et « durable » ; ne pas tenir compte d’une inondation qui peut endommager, interrompre le service ou l’activité, rendre la reconstruction ou le redémarrage d’autant plus difficile que l’inondation aura touché un grand nombre de biens ou d’équipement, relève d’une forme d’aveuglement qui peut s’avérer extrêmement préjudiciable. Dans certains cas, la responsabilité du propriétaire peut même être engagée.
Dans la plupart des cas, il faut se préparer à ne devoir compte que sur soi-même et à ne rien attendre des forces de secours. Si un propriétaire ou gestionnaire ne sait pas quoi faire pour réduire les atteintes et les dommages sur son bien ou son service, personne ne le saura à sa place ; s’il ne sait pas ce qu’il convient de faire en priorité en fonction des moyens disponibles, s’il ne sait pas de quoi il a besoin pour quoi protéger ou sauver en priorité, s’il ne s’est pas lui-même préparé à faire face et à redémarrer au plus vite, il ne doit pas attendre des secours extérieurs (pompiers, forces de l’ordre, armée, bénévoles, etc.) de pourvoir le faire à sa place. C’est lui qui est seul apte à bien connaître son site et les conséquences qu’aura une inondation !
Un élu peut manquer de moyens humains et techniques pour faire face à la crise : en anticipant les missions à gérer en interne et celles qu’il pourra confier à des ressources extérieures qui viendraient lui porter secours, il mise sur une prévention, qui peut réduire considérablement les conséquences humaines, techniques et monétaires. Elle est de la seule responsabilité des propriétaires, gestionnaires ou délégataires d’un bien ou d’un service.
La prévention réside dans des actions souvent simples, relativement faciles à mettre en œuvre et à maintenir dans la durée et dont le coût peut s’avérer extrêmement modéré si on le compare aux dommages évités. Pour un élu, le cœur de la prévention réside dans le plan communal de sauvegarde et dans toute une série d’actions ou de travaux qui vont permettre de rendre ses biens, son personnel et les services qu’il rend au public, moins sensibles et moins vulnérables à l’inondation.